DermoPure Challenge Eucerin

            Bonjour à toutes et à tous,

Je vous retrouve aujourd’hui pour un article express concernant les produits de la gamme DermoPure, la gamme purifiante et anti-acné de chez EUCERIN.

EUCERIN est une marque connue et reconnue dans le domaine de la dermo-cosmétique (produits non testés sur les animaux, sur peaux saines mais également sensibles, irritées etc.). L’origine de la marque remonte au 19esiècle.

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Personnellement, j’ai connu la marque il y a 7 ans environ, grâce à leur fluide de protection solaire que je trouve super car il est non gras et surtout, ne laisse aucun résidu blanc/bleuté !

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Comme évoqué plus haut, nous allons donc nous concentrer sur la gamme DermoPure. Voici ce que la marque nous en dit :

« EUCERIN DermoPure est une gamme de solutions dermo-cosmétiques efficaces pour les peaux à tendance acnéique. Sa combinaison d’ingrédients s’attaque aux quatre principaux facteurs des imperfections : l’hyperkératose (chute de cellules de peau déséquilibrée), la séborrhée (surproduction de sébum), la colonisation microbienne (augmentation de la prolifération bactérienne) et l’inflammation de la peau. »

Pour résumer, quel que soit votre type d’acné, vous devriez pouvoir utiliser ces produits, sauf cas exceptionnel comme une acné purement hormonale par exemple (pensez à consulter un dermatologue.). Pour cette gamme, l’innovation se décompose en trois parties: la Symsitive, la Licochalcone et les Céramides. Derrière ces termes peu communs qui peuvent vous sembler effrayants, se cachent en réalité des principes actifs ayant pour vocation la restauration de votre peau.

En effet, les traitements pour acné, sévère ou non, ont souvent tendance à assécher la peau (exemples classiques : Roaccutane, Tetralysal). Si vous avez lu mon article sur les huiles végétales, vous savez donc déjà qu’une peau asséchée et déshydratée est une très mauvaise chose car :

Manque d’eau et d’huile = surproduction de sébum = pores bouchés/formation de comédons = la catastrophe !

Pour revenir à la gamme DermoPure, elle est composée de 6 produits :

  • Un gel nettoyant
  • Un gommage purifiant
  • Une eau micellaire
  • Un fluide matifiant
  • Une crème compensatrice apaisante
  • Un soin rénovateur cutané K10, soin star de cette gamme

La marque m’a gentiment proposé de tester deux produits de la gamme, j’ai donc choisi le K10 bien évidemment ainsi que la crème hydratante compensatrice. Pour être tout à fait transparente avec vous, je n’ai pas encore le recul nécessaire pour vous fournir un avis définitif, étant donné que cela fait seulement quelques jours. Néanmoins, je peux vous dire que je suis tout de même satisfaite pour le moment.

LE K10, Soin Rénovateur Cutané

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Le produit :

Le K10, riche en acide salicylique (principe actif asséchant les imperfections) mais aussi en acide glycolique (meilleur acide au monde selon moi). La combinaison de ces deux acides, l’un asséchant et l’autre aidant à la régénération de l’épiderme en éliminant les cellules mortes permet de réduire les imperfections déjà présentes et d’en prévenir de nouvelles. Il se vend autour de 14,20€ en parapharmacies et parapharmacies en ligne.

Mon test :

Je ne suis pas fan de la texture (crème-gel un peu jaunâtre) mais en quelques jours de test je peux vous dire que c’est très efficace ! Mes gros boutons type microkystes (ce sont les pires, ils n’ont aucune concurrence) tendent à se résorber et le grain de peau est affiné. Je porte ce produit tous les soirs sur une peau parfaitement nettoyée.

La crème compensatrice apaisante

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Le produit :

Ce soin dont le principe actif est la Symsitive, a pour but d’apaiser la peau et de réduire les irritations et rougeurs. Il est présenté dans un flacon pompe airless (parfait pour la conservation du produit) d’une contenance de 50 ml. La crème peut être portée matin et/ou soir. Il se vend autour de 15€ en parapharmacies et parapharmacies en ligne.

Mon test :

J’aime beaucoup ce produit pour le moment, une sensation de confort immédiate assez agréable après s’être lavé le visage avec un gel nettoyant. Il est encore un peu tôt pour juger de son action anti-imperfections mais couplée à mon huile favorite de chez Oh my Cream, j’obtiens une peau rebondie et repulpée. A voir donc sur la durée !

Je vous ferais un update dans quelques semaines, juste en bas de cet article.

Rappel pour le jeu concours #ChallengeDermoPure Eucerin x AVG  :

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1 carte FNAC de 150€ + routine complète EUCERIN de 90€ ou une des 20 box de la marque avec une mini routine de 45€ !

Pour gagner c’est très simple, il vous suffit de poster sur votre compte Instagram une jolie photo (la marque a mis à votre disposition des accessoires sympathiques pour agrémenter vos photos) accompagnée du hashtag #ChallengeDermoPure. Passez également sur la Mezz au premier étage, on distribue pleins de produits. N’hésitez plus et tentez votre chance, nous vous attendons impatiemment !

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La beauté au masculin révolutionnée par les Beauty Boys !

          Depuis les années 2 000, les influenceurs masculins se sont multipliés : blogs, chaînes Youtube, comptes Instagram, il y en a pour tous les goûts ! La plupart de ces influenceurs proposent des looks, racontent leurs voyages ou leurs astuces capillaires et rasage pour leurs pairs en recherche d’inspiration.

Mais aujourd’hui nous allons vous parler plus particulièrement de ces hommes qui démocratisent le make-up au masculin : place aux « Beauty Boys » !

Au diable les stéréotypes et autres diktats à propos du maquillage ! En 2019, ce dernier n’est plus exclusivement réservé aux femmes : ces influenceurs beauté masculin sont de plus en plus nombreux et font même pâlir les plus coquettes d’entre nous avec leurs make-up !

C’est notamment avec la polémique suscitée par la sélection de Bilal Hassani en tant que représentant français de l’Eurovision 2019, que le sujet de la beauté et du maquillage chez les hommes a refait surface dans les médias !

Le maquillage pour homme, c’est toute une histoire !

Oui, vous avez bien lu : il RE-vient à la mode ! Car en réalité le maquillage pour homme existe depuis des siècles. Voici une petite rétrospective historique pour mieux comprendre l’histoire du maquillage chez les hommes, qui en réalité a toujours existé.

Les premières traces écrites concernant le maquillage se trouvent dans la Bible et l’archéologie a permis de retrouver des accessoires en faisant preuve, remontant à 5 000 ans avant J-C. Certains historiens assurent même que nos ancêtres préhistoriques utilisaient l’ocre et la cendre pour se protéger du soleil et des insectes mais aussi pour créer une hiérarchie dans leurs tribus ou préparer leurs rituels de combat.

  • Les Égyptiens

3 000 ans avant notre ère, les Égyptiens utilisaient déjà des huiles et se maquillaient à l’aide de différents colorants :

  • rouge à lèvres à base de rouge minéral pour empêcher le diable de pénétrer le corps par la bouche (à chacun ses croyances, ne jugeons pas !)
  • khôl à base d’antimoine ou de suie sur les paupières supérieures et les cils pour se protéger du mauvais œil ainsi que des poussières
  • coloration au henné sur les ongles
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Œil Égyptien entouré de Khôl

Le maquillage a ensuite été rapporté en Europe du Nord à partir du XIXème siècle et dès lors, les nobles se sont mis à utiliser fond de teint, teinture pour cheveux et parfum.

  • Les Grecs et les Romains

Les Grecs ont d’abord interdit l’usage du maquillage. Mais peu à peu, ce dernier s’est démocratisé : la peau est éclaircie, les sourcils noircis et les paupières sont colorées au safran ou à la cendre. Pour autant, il est perçu comme trompeur et est dédié uniquement aux courtisanes.

Par ailleurs, le maquillage n’est pas toujours bien vu à Rome non plus, mais il reste toléré tant qu’il reste léger. Certains hommes recouvraient même leurs calvities par une sorte de peinture.

  • Au Moyen-Âge

Le maquillage est considéré comme l’œuvre du diable car il déforme la manière dont Dieu a conçu les humains ! Il est cependant utilisé pour éclaircir le teint, comme signe de noblesse. Les saignées sur le visage sont même encore pratiquées pour obtenir le teint le plus livide possible : oui oui, il a toujours fallu souffrir pour être beau/belle !

Quoi qu’il en soit, malgré nos a priori sur cette époque, la population utilisait beaucoup de produits de beauté tels que le lait caillé contre l’acné et le jus de concombre pour effacer les tâches de rousseur.

  • A la Renaissance

Teint blafard, perruques, fards à joue, mouches de taffetas et faux grains de beauté sont à l’honneur pour hommes et femmes ! L’usage du maquillage s’étend dès lors à toutes les classes sociales.

D’ailleurs, c’est au XVIIIème siècle, sous Louis XIV, que le terme « maquillage » est utilisé pour la première fois dans le sens de tromper, masquer ou camoufler.

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Le saviez-vous ? Les mouches portent des noms différents selon où on les situe sur le visage : « majestueuse » sur le front, « galante » sur la joue, « baiseuse » ou « coquette » près de la bouche, « voleuse » lorsqu’elle cache un bouton…

  • Du XIXème au XXème siècle

L’idéal en premier lieu ? Avoir l’air mourant grâce à des fards verdâtres et des faux cernes. Mais à partir de 1880, les premiers fards secs de la maison Bourjois révolutionnent l’industrie du maquillage malgré leurs composants très nocifs voire mortels tels que la céruse. C’est pourquoi de 1890 à 1900 la mode du maquillage s’estompe ou est réservée aux prostituées.

Enfin, dès 1906 les produits commencent à être contrôlés alors qu’en parallèle la mode du teint halé se développe et que le premier mascara par Maybelline est commercialisé. Dès lors, le maquillage est exclusivement réservé aux femmes, bien que L’Oréal lance la première ligne de soins pour hommes en 1985.

Et au XXIème siècle, le maquillage masculin va-t-il devenir mainstream ?

Près de 86% des françaises se maquillent au moins une fois par semaine, mais elles ne sont pas seules… En effet, d’après une étude du 20 minutes, 16% des hommes se maquillent quotidiennement avec un make-up discret visant à dissimuler les cernes et autres imperfections.

Une étude un peu plus sérieuse menée au Royaume-Uni et aux Etats-Unis estime que 13% des hommes britanniques utilisent des produits de beauté « discrets » : 54% possèdent un soin hydratant, 24% un soin du visage, 33% un produit d’épilation, 39% un baume à lèvres et 19% un auto-bronzant.

Souvent le maquillage masculin est associé aux faux cils démesurés et aux paillettes flamboyantes des drag queens. Mais cela n’est qu’un simple retour des choses. D’ailleurs, pour les besoins d’un shooting photo, d’une émission télé ou encore au cinéma, les mannequins, les comédiens, les animateurs et même les hommes politiques se maquillent et cela ne choque personne !

Vous constaterez ainsi que maquillage et virilité ne sont pas incompatibles. Il n’y a qu’à voir Johnny Deep dans le rôle de Jack Sparrow : aucune femme ne vous dira que ses yeux soulignés au khôl le rendent moins viril, bien au contraire !

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Johnny Deep maquillé dans le rôle de Jack Sparrow pour Pirates des Caraïbes

Cela fait des dizaines d’années qu’en Corée du Sud les produits de beauté « pour lui » sont très répandus et on note notamment leur attrait pour :

  • les crèmes teintées type BB crème et bases de fonds de teint
  • les crèmes hydratantes
  • les soins matifiant
  • les anticernes
  • les poudres bronzantes matifiant
  • les baumes à lèvres mat et gras

En bref, des produits pour gommer les imperfections de manière discrète voire quasi-invisible !

Pourquoi ce retour du maquillage pour homme 2.0 ?

On ne vous l’apprend pas : notre société met de plus en plus en avant l’apparence physique. Des études ont montré que nous sommes davantage attirés par des visages au teint uniforme.

Si les femmes se sont déjà accoutumées à cela, de plus en plus d’hommes ressentent à leur tour le besoin de mieux maîtriser leur image et de s’affirmer. Ils souhaitent avoir accès aux instituts de beauté dédiés aux hommes et prendre soin d’eux avec des maquillages généralement discrets et élégants pour booster leur confiance en eux !

D’autant plus que la nouvelle génération Millenial bouscule les codes en souhaitant, non plus se définir par son genre, mais bien en tant qu’individu unique et non binaire. Eh oui, les stéréotypes selon les sexes, c’est hasbeen !

Un nouveau marché prisé par les marques

Selon une étude du cabinet Reportlinker, le secteur de la beauté masculine est en forte croissance : le marché mondial des cosmétiques pour hommes serait établi aujourd’hui à 38,5 milliards d’euros et devrait avoisiner les 50 milliards d’ici 2026 !

Il y a quelques années, Jean Paul Gaultier avait lancé « Le Mâle Tout Beau Tout Propre » : une collection incluant crème hydratante effet illuminateur, poudre bronzante, vernis à ongles, gloss, eye-liner, brosse à sourcils et anticernes ! Des applicateurs noirs et virils étaient fournis pour rassurer les acheteurs. Mais alors que le terme « métrosexuel » venait d’émerger, la gamme disparut rapidement, tandis que Giorgio Armani mettait à la vente des soins appelés « Lui ».

Certains ont tout de même suivi la tendance comme Alex Dalley, proposant du maquillage pour homme avec sa marque en ligne MMUK, sans compter la naissance des marques unisexe telles que Make Up For Ever, M.A.C et enfin Nars.

Mais depuis, des marques plus luxueuses ont pris le relais : Tom Ford a créé la collection Tom Ford for Men de 9 produits de maquillage masculin alors que Marc Jacobs a lancé une collaboration avec Sephora signée « Boy Tested, Girl Approved ».

Plus récemment, c’est la Maison Chanel qui a lancé la gamme Boy Makeup. La ligne, accompagnée de tutos vidéo, n’est disponible qu’en Corée du Sud pour le moment mais il est possible de se la procurer sur Internet. En ce début d’année 2019, la grande enseigne devrait commencer à la commercialiser dans les boutiques françaises.

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Collection maquillage masculine Boy de Chanel

Quelques Beauty Boys à suivre sans attendre !

Enfin, voici notre sélection des Beauty Boys les plus inspirants ! Ne vous y méprenez pas, les hommes, mais aussi les femmes peuvent profiter de leurs conseils beauté et surtout make-up…

  • Jefreestar

Précurseur parmi les Beauty Boys et détenteur d’une dizaine d’années d’expérience, cet influenceur un peu extravagant aux cheveux multicolores et faux ongles, anime aujourd’hui des masterclass de maquillage et même lancé sa propre marque de cosmétiques vegan non testés sur les animaux. A noter : pour la mise en beauté de vos sourcils, ne comptez cependant pas sur son aide.

  • James Charles

Avec ses 14 millions de followers, cet influenceur est une star chez les Beauty Boys ! En 2016, il a été propulsé sous les projecteurs en devenant ambassadeur masculin de la marque de cosmétiques américaine CoverGirl ! Dans une interview, il avait déclaré :

« […] J’espère vraiment que cela démontre que tout le monde peut porter du maquillage et peut faire n’importe quoi si vous travaillez dur ».

La marque avait totalement assumé ce choix peu conventionnel :

«Tous nos modèles CoverGirls sont des briseurs de limites, qui n’ont pas peur de s’exprimer, de se tenir debout pour ce en quoi ils croient, et de redéfinir la notion de beauté».

Depuis, il a lancé sa propre palette de 39 fards à paupières !

  • Manny Gutierrez

Ce Beauty Boy a eu la chance de devenir égérie pour Maybelline. Sans en dire plus, je vous laisse découvrir ses maquillages époustouflants !

  • Jake Wardern

Eh non, vous ne rêvez pas ! Il s’agit bien d’un homme et qui, visiblement, sait manier le pinceau comme personne !

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I’m so wet right now 💦 hehe

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  • Richaard2609

Célèbre Youtubeur, Richard est aussi maquilleur professionnel chez Sephora ! Sortez votre highlighter : il va vous apprendre à mettre votre teint en valeur !

  • Kam Hugh

Dans un genre un peu plus Drag Queen, voici le roi des tutos excentriques. Admirez tout de son art !

  • Beautyction

Jordan, Make-Up Artist français, va vous apprendre à conjuguer masculinité et maquillage !

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Ma nouvelle vidéo 🎥 est en ligne mes chatons 🐱 et je vous ai mis le lien dans ma bio !! 😁 Comme ça faisait un petit moment que je n’avais plus réalisé de vidéo makeup 💄sur moi même, je me suis dit que ça ne ferait pas de mal de reprendre un petit peu tout ça 😏 Du coup, je vous ai filmé ce petit tuto avec la nouvelle palette « Lolita » de @thekatvond que j’aime juste fort d’amour 😍 J’espère tellement qu’elle va vous plaire et que vous allez foncer la voir hihi (dans l’autre sens c’est mieux 😂) Tout plein de bisous !! 😘♥️ ——— Produits utilisés : Teint/skin : – @hourglasscosmetics Base Minérale – @givenchybeauty Matissime Velvet – @makeupforeverofficial Concealer Ultra HD – @narsissist Radiant creamy Concealer – @byterryofficial Hyaluronic Powder – @tartecosmetics Do Not Disturb – @givenchybeauty Shimmery Pink – @benefitfrance Hoola ——— Sourcils/Brows – @benefitfrance Brow Contour Pro ——— Yeux/Eyes : – @makeupforeverofficial Concealer Ultra HD – @thekatvond Lolita Palette – @tartecosmetics Tarteist Pro Remix – @shiseido Rose Pagoda – @benefitfrance Roller Lash – @shiseido Imperial Lash – @hudabeauty Farah ——— Bouche/Lips : – @narsissist Walkyrie – @toofaced Birthday Suit – @toofaced Gloss Show me your coconuts ——— @sephorafrance ——— #makeup #makeupaddicts #makeuplovers #makeupjunkies #kvd #maquillage #beautyction #dressyourface #makeuplook #eyemakeup #eyemakeuplook #darkmakeup #picoftoday #picoftheweek #perfectskin #glow #beautyboy #makeuphasnogender

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Pour terminer, voici deux sites d’astuces beauté et maquillage pour homme afin que vous trouviez votre bonheur :

  1. https://maquillage-pour-hommes.com/
  2. https://www.commeuncamion.com/2014/02/02/le-maquillage-pour-homme/

Le mot de la fin : Boy Power !

_By Solène D.

Zoom Fashion Week Paris : Qu’est-ce-que la « Haute Couture » ?

          Cette semaine s’est déroulée la Fashion Week Printemps-Été 2019 de Paris, après celles de New York, Londres, puis Milan. À Paris, capitale de mode, la semaine de la mode a un statut particulier puisque c’est la seule ville accueillant, en plus des habituels défilés de prêt-à-porter, des défilés de « Haute Couture ».

Quelle est la différence entre prêt-à-porter et Haute Couture ? En quoi celle-ci est-elle un domaine aussi unique que privilégié au sein du monde de la mode ? C’est ce que l’on vous propose de découvrir dans cet article.

Née en France, l’appellation « Haute Couture » a été créée en 1945. Elle permet de distinguer les créations « couture » des collections « prêt-à-porter » destinées à la commercialisation.

Protégée par la loi et accordée par décision du ministre de l’industrie, le label « Haute Couture » ne s’acquiert qu’à condition de remplir certains pré-requis, dont les suivants :

  • Les créations doivent être réalisées à la main, dans des ateliers de la maison de couture composés de vingt personnes minimum.
  • Les maisons de Haute Couture doivent défiler deux fois par an et proposer au minimum vingt-cinq modèles à chaque passage.
  • Elles doivent être inscrites dans le calendrier officiel des collections couture depuis au moins quatre ans et être parrainées par une autre maison.

En effet, la Haute Couture est un véritable symbole du luxe à la Française et son exercice suppose un travail extrêmement minutieux, fastidieux, hérité d’un savoir-faire ancestral que chaque maison cultive.

De ce fait, c’est une activité qui coûte énormément d’argent à ces maisons ; comme l’indiquait Jean-Jacques Picart, co-fondateur de la maison Christian Lacroix (dont l’activité Haute Couture a cessé en 2009),

« Aucune haute couture n’est rentable. Dans le meilleur des cas, on arrive à l’équilibre sur certaines saisons ».

En effet, le prix des modèles Haute Couture atteint facilement la centaine de milliers d’euros, ce qui réduit considérablement la clientèle potentielle. Alors qu’il existait 106 maisons de haute couture en 1946, elles ne sont aujourd’hui plus que 16.

Il s’agit-là des maisons possédant un statut de membre permanent ; mais on compte également les membres « correspondants » (maisons étrangères) et les membres « invités » (jeunes créateurs disposant du terme « couture » et non de l’appellation protégée « Haute Couture »). On peut ajouter à ces catégories établies par la Fédération de la Haute Couture, le calendrier « Off » de la Fashion Week, où figurent en parallèle d’autres maisons de « couture », ce qui leur permet de bénéficier de l’exposition des grands couturiers, et peut-être, à terme, de devenir « membres invités ».

Cette année, l’un des événements marquants de la Paris Fashion Week fut le retour de Balmain, parmi les « membres invités » du calendrier Haute Couture de Janvier 2019. Après dix-sept ans d’absence, la maison revient dans le monde de la Haute Couture sous la direction artistique d’Olivier Rousteing, comme le raconte cet article de Vogue.

Toutes ces maisons exposent leurs créations lors de la Paris Fashion Week, faisant de celle-ci la plus prestigieuse parmi les « Big Four » (avec New York, Londres, et Milan).

Vous pourrez voir sur ce site la liste complète des maisons défilant au calendrier Haute Couture de Janvier 2019, selon leur catégorie.

Des pièces d’exception :

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Robe pantalon signée Chanel, en organza brodé de galons argentés « effet miroirs cassés », de bijoux cristal et de feuilles d’argent découpées puis appliquées à l’aiguille a nécessité 12 200 pierres, cristaux et perles, ainsi que 1000 heures de travail.
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Robe de mariée Elie Saab dont la longueur de la traîne est de 3 mètres et a nécessité 75 mètres de tulle. Pour la confectionner, 18 brodeuses et couturiers ont travaillé dur.

En tant que véritables œuvres d’art, les pièces de Haute Couture ne sont pas nécessairement destinées à être portées par vous et moi ;

Selon les mots de Christian Lacroix, »la Haute Couture doit être insensée, drôle, et presque importable ».

Le savoir-faire qu’elles nécessitent est transmis par des artisans d’excellence tels que les ateliers de Broderie Lesage, ou encore le plumassier Lemarié.

Cette inaccessibilité participe aussi au prestige de la Haute Couture, qui se veut avant tout, d’être la pure expression du génie artistique des couturiers.

Donatella Versace disait à ce propos : « lorsque je fais de la Haute couture, il n’y a aucune barrière, aucune limite, […], je peux travailler en totale liberté, puisqu’il n’y a aucune contrainte ».

Mais en tant qu’entreprises à succès, comment expliquer que les maisons maintiennent leurs activités de Haute Couture si celles-ci ne sont pas rentables ?

Simplement parce que la Haute Couture, à défaut de se vendre elle-même, permet de vendre du rêve. En effet, malgré son caractère sélect et exclusif, elle continue de fasciner le plus grand nombre, et sert ainsi de vitrine pour diffuser l’image de marque des maisons, qui en bénéficient donc pour vendre leurs autres produits, qu’il s’agisse de prêt-à-porter, d’accessoires ou de parfums.

Bernard Arnaud, patron de LVMH, le dit lui-même lorsqu’il est interrogé par le Telegraph :  » La Haute Couture est au cœur même de la définition du luxe. L’argent qu’on y perd, on le retrouve finalement dans l’image de marque que nous confère la Couture. »

De plus, la Haute Couture est aussi un secteur à part entière qui recrute des nombreux artisans et son maintien permet à ces personnes de survivre financièrement, mais également de faire survivre le patrimoine culturel que représente la Haute Couture en France.

_By Fatou & Noa (Membre d’AVG)

Slow Fashion : un possible retour vers la mode 1.0 ?

          C’est en me réappropriant un vieux Leica des années 50 qu’une certaine controverse me prit de court : comment cet appareil photo peut-il capturer une image photographique sans batterie, sans électricité ? Une optique, une pellicule, quelques engrenages mécaniques, une fraction de seconde et me voici avec un cliché produit par une machine dépendante seulement de l’action humaine.

Il peut sembler quelque peu incongru de penser ainsi, mais bon nombre de nos récentes innovations technologiques ne dépendent-elles pas de l’électricité ?  La réflexion actuelle du design industriel apparaît entretenir un mode de vie énergivore, au détriment de son but premier : un aspect pratique et fiable au service des consommateurs, axé sur le long terme.

Malheureusement, l’industrie du textile ne fait pas exception à cette perspective, notamment à l’heure de la fast fashion, apparue dans les années 90, qui produit toujours plus et toujours moins cher. Il suffit de recenser le nombre de vêtements faisant office de figurants dans notre placard ou de compter chaque mois les différentes collections proposées par certaines grandes chaînes (ZARA, H&M, etc.) pour appréhender les limites de cette surconsommation vestimentaire.

En effet, la mode produit plus de 80 milliards de vêtement chaque année, consomme près de 4% des réserves d’eau potable disponibles et émettrait près de 1,2 milliard de tonnes de gaz à effet de serre, ce qui en fait la 3ème industrie la plus polluante au monde après la culture de blé. Si aujourd’hui, le vêtement n’a jamais été aussi accessible c’est au détriment d’une politique réfléchie que ce soit sous un angle environnemental, socio-économique ou artistique.

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Anti-Fashion : A Manifesto for the next decades ; Lidewij Edelkoort (2014)

« La mode est morte, vive le vêtement »

Pointant les limites d’une industrie verrouillée, la styliste Lidewij Edelkoort tire la sonnette d’alarme : il faut reconsidérer le système dans sa globalité, de la relation entre le créateur et le producteur, jusqu’au consommateur final.

Son manifeste fait office de porte-étendard d’une vision plus juste de la mode et d’un rééquilibrage des différents acteurs sur la chaîne de valeur. Les dix points abordés par le manifeste sont sans appel : nous sommes passés d’une mode où le vêtement était réfléchi pour le consommateur, à l’ère de la fast fashion, où c’est à nous de donner forme au vêtement.

Ainsi, le collectif Anti-Fashion, qui depuis 2015 prend place en juin à Marseille, ne milite non pas pour une révolution de la mode mais pour son évolution. Dès lors, il en ressort plusieurs axes d’études possibles dont :

  • développer une mode responsable
  • renouer avec le dialogue artistique des couturiers essoufflés par le rythme excessif qu’impose la fast fashion
  • se rendre disponible aux innovations, notamment à celles du domaine de la biotech

La mode responsable : OVNI de l’industrie du textile

          En 2013, à travers l’affaire du Rana Plaza, c’est sans une certaine once de mauvaise foi que les consommateurs découvrent la dure réalité des conditions de travail des ouvriers du textile travaillant pour des enseignes telles que Mango ou Benetton. L’industrie du textile se doit de mettre l’accent sur le concept d’une économie circulaire à savoir : récupération, réparation et recyclage des vêtements produits.

C’est ainsi que se lancent des mouvements tels que « Who Made My Clothes ? » où près de deux millions de consommateurs à travers le monde prennent une photo de leur étiquette et interrogeant les marques sur les réseaux sociaux à propos du processus de fabrication de leur vêtement. Malgré ces initiatives, la mode responsable ne représente seulement que 5% des ventes mondiales et selon la fondation « Make Fashion Circular », seul 1% des vêtements produits dans les grandes enseignes sont recyclés.

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« Who Made My Clothes ? »

De nombreuses marques telles que Patagonia ou Veja tendent à ne pas délaisser l’engagement au détriment du design. Ainsi, c’est l’ensemble du processus de fabrication et de distribution des richesses qui est reconsidéré : Veja a fait le choix à l’ère de l’internet d’un produit « brick and mortar », mettant de côté la communication liée à la distribution des sneakers.

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Fabrication d’une basket Veja

Cette politique de la marque Française prend à contre-courant le découpage budgétaire nécessaire à la production d’une sneaker. En effet, si on se penche sur le schéma du collectif Ethique-sur-étique ci-dessous, on remarque une inégale répartition de la richesse produite vis-à-vis de la main d’œuvre et une importante part liée aux coûts publicitaires : il n’y a aucune proportionnalité entre le prix de vente d’une basket et le salaire d’un ouvrier textile.

Ainsi, si les matériaux écologiques utilisés pour produire une sneaker Veja sont plus coûteux que ceux de la concurrence, la marque arrive à se positionner sur le marché en coupant court à son budget publicité. Centre Commercial, à Paris, propose un catalogue varié de marques alliant éco-responsabilité et tendance.

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On comprend donc que la mode responsable remet en question la conception de l’abondance et la recherche perpétuelle de nouveauté du consommateur : il s’agit avant tout de réaliser des produits intemporels, respectant une démarche éthique et respectueuse de l’environnement. En bref, achetez moins mais achetez mieux.

Le renouveau du dialogue artistique entre le vêtement et la mode

              A l’ère de la fast fashion, s’il n’a jamais été aussi peu cher de produire un vêtement, le constat est amer : on achète près de 60% plus de vêtements qu’il y a 15 ans mais ils durent deux fois moins longtemps, selon l’ADEME (l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie).

Dès lors, la styliste Lidewij Edelkoort pointe du doigt cette course aux faibles coûts de production : une robe à 5 € implique nécessairement des moyens de production poussés à l’extrême et ternit également la valeur de la mode. Ainsi, c’est notre rapport au vêtement qui a complètement été bousculé : c’est à nous de nous habituer aux formes du vêtement et non le vêtement à nos formes.

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Troisième rencontre Anti-Fashion à Marseille (2018)

Le rythme incessant des collections bouscule également le rythme créatif de la haute couture. Ainsi, de nombreux créateurs voient leurs créations adaptées en boutique avant qu’ils n’aient le temps de les livrer à leur clientèle. De fait, ce n’est plus la création vestimentaire qui est au cœur de la mode mais le continuel renouvellement de l’offre.

Ces rythmes allant de 16 collections par an font de l’ambassadeur d’une maison non plus un créateur mais un véritable manager. Or, le vêtement a une place prépondérante dans l’histoire du design et de l’art en ce qu’il est également un vecteur de questions sociétales, de par les visions singulières des stylistes qui le façonnent. Il suffit de penser au travail de Jean Paul Gautier dans les années 80 sur les questions de genre ou au minimalisme japonais orchestré par Rei Kawakubo, fondatrice de la marque Comme des Garçons, pour se rendre compte de l’héritage qu’a apporté le vêtement dans nos mœurs actuelles.

Dans une autre mesure, en réaction à la crise créatrice de certaines grandes maisons de coutures, certaines tendances, telles que le Normcore, n’hésitent pas à dévitaliser la fashion en assumant une certaine absence de look : le style se veut neutre, indistinguable de la norme.

Ainsi, émerge une phase de couture conceptuelle, qui tend à assumer la laideur et bouscule les codes de la fashion. Ce phénomène de déconstruction du vêtement a été entrepris par Martin Margiela dans les années 90 puis repris par son ancien élève et directeur artistique de Balenciaga, Demna Gvasalia, à travers la marque énigmatique Vêtement.

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Le déconstructivisme du vêtement par Martin Margiela

Dès lors, les volumes et assemblages des fripes sont retravaillés avec un savoir-faire couture, remettant au centre des projecteurs, non plus la mode, mais le vêtement en tant que tel. Vêtement pousse la rupture anti-fashion à son comble, avec le célèbre détournement du tee-shirt DHL, vendu à un prix couture.

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Le tee shirt DHL réalisé par Demna Gvasalia

Est-ce une critique du secteur de la haute-couture ? Une reprise de codes ouvriers existants à l’image de la marinière ? Simple geste d’art contemporain ? À quand le partenariat avec La Poste ? Sans doute une synthèse de ces possibilités, le fil conducteur de la création dans la mode tend aujourd’hui à reprendre un code existant en le détournant.

Biomimétisme et biotech : de nouvelles perspectives pour le vêtement

              A travers des recherches s’inspirant du biomimétisme, processus d’innovation s’inspirant des propriétés et fonctions du vivant, la biotech offre de nouvelles perspectives de création pour le vêtement moderne. Ainsi, le mouvement de la fashion tech n’hésite pas à utiliser de la matière végétale (des algues par exemple) pour fabriquer ses vêtements. Dès lors, des entreprises telles que Bolth Thread ou Spiber se veulent pionnières en la matière qui, en reproduisant de la protéine d’araignée, fournissent une fibre artificielle aux marques cherchant à passer un cap dans l’élaboration de leur vêtement technique, telles The North Face.

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Veste technique réalisée avec de la soie d’araignée artificielle encore à l’état de prototype

Cette soie artificielle, non polluante, est également utilisée dans la haute couture, notamment par Stella McCartney, qui en a conçu la première robe 100% en cette matière. Dans une autre mesure, la styliste Iris van Herpen, attirée par les formes organiques et les processus de transformation que l’on peut trouver dans la nature, n’hésite pas à expérimenter en utilisant des matières fabriquées à l’aide d’imprimantes 3D notamment dans sa collection Ludi Naturae.

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Défilé de la collection Ludi Naturae

L’intérêt de l’impression en 3D est de remplacer à terme la matière synthétique par la biotech et développer « l’open source », c’est-à-dire l’échange de patrons/plans de design de vêtement entre styliste, chose courante en design industriel.

Enfin, il convient également de mentionner que l’impression 3D permet un sur-mesure presque instantané pour le client. En partenariat avec les designers de l’entreprise américaine Carbon qui ont scanné les pieds d’athlètes, Adidas a lancé sa chaussure Alphaedge 4D dont la semelle a été imprimée en 3D. Ainsi, la marque allemande prévoit par la suite de scanner les pieds des clients en magasin pour leur offrir une semelle entièrement adaptée à leur morphologie.

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Adidas Alphaedge 4d

En attendant cet avenir plus ou moins réalisable, la mode se réinvente. Elle challenge actuellement les codes existants et adopte une position plus responsable et transparente. Certaines tendances consistant à donner un nouveau souffle au vêtement telles que « l’upcycling » ou encore le « Free troc party » (vide dressing qui se veut gratuit) témoignent d’une certaine prise de conscience des consommateurs, ce qui  permet au marché de s’insérer dans une économie du partage. Selon Lidewij Edelkoort, il faut mettre l’accent sur la compréhension d’un monde en mutation dans la formation des futurs stylistes, tout en mettant en avant les jeunes talents.

La slow fashion n’est donc pas nécessairement incompatible avec le fait de jouer avec les codes que racontent les vêtements ou la possibilité de se faire plaisir en changeant de garde-robe. C’est aussi une question d’éducation du consommateur et de prise de conscience des grandes enseignes. La crise actuelle que rencontre la mode est en fin de compte propice à son évolution vers non pas une mode 1.0, mais bien vers une mode novatrice et consciente de son environnement.

_By Quentin Gd

 

Incorporer les huiles végétales dans sa routine visage !

          Bonjour à toutes et à tous !

Aujourd’hui, je vous retrouve pour un article dédié aux huiles végétales. Ce sont des alliées indispensables pour la bonne santé de votre peau, surtout en ces températures hivernales qui s’approchent de 0°C.

Souvent négligées, les huiles peuvent s’avérer être un vrai plus pour votre peau grâce aux lipides dont elles sont constituées à 100 %. Beaucoup ont tendance à les fuir, du moins sur le visage, de peur de luire comme une boule à facette et c’est une erreur, surtout pour les peaux grasses !

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Comment sont obtenues les huiles végétales ?

Tout d’abord, il faut bien faire la distinction entre huiles végétales et huiles essentielles. En effet, les huiles végétales sont extraites de plantes oléagineuses, c’est-à-dire de plantes qui produisent des noix (coco ou argan) ou alors, dans le péricarpe de certains fruits (comme l’avocat).

On reconnaît une huile de qualité au fait qu’elle soit issue d’une première pression dite à froid, c’est-à-dire que le noyau ou la noix n’aura pas été chauffé afin de faciliter le processus d’extraction de l’huile. Ainsi, vous pourrez être sûr que votre huile gardera toutes ses propriétés et principes actifs. Cela est également valable pour les huiles que vous consommez dans votre cuisine. L’extraction à froid se fait grâce à un procédé de pressage physique.

Il existe aussi un procédé de pression à chaud, généralement réalisé grâce à des machines industrielles afin de maximiser la production d’huile. Des solvants y sont parfois ajoutés donc faîtes attention car l’huile en sera forcément de qualité plus médiocre !

Les huiles essentielles, elles, sont issues de plantes aromatiques (donc qui ne produisent pas de noyaux) et sont localisées dans les tiges ou les feuilles de la plante. Ici, le processus d’extraction à froid est tout aussi important, voire indispensable.

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Pourquoi les incorporer dans sa routine beauté ?

Comme évoqué en introduction, beaucoup de personnes ont tendance à fuir les huiles mais sachez que chaque type de peau peut trouver une huile qui lui correspond. Vous le savez peut-être déjà, l’huile et l’eau sont deux liquides non miscibles, c’est-à-dire qu’ils ne se mélangent pas (coucou les cours de physique-chimie de 4e).

On évoque souvent l’hydratation de la peau en délaissant le coté nutritif, que les huiles apportent. Elles renforcent pourtant votre film hydrolipidique et empêche ainsi à l’eau que vous avez apportée grâce à la crème de s’évaporer. Dans l’idéal, crème et huile s’utilisent donc en complément l’une de l’autre mais vous pouvez aussi utiliser une huile comme crème de jour. L’huile de nigelle ou de jojoba par exemple, se prêtent parfaitement à cette utilisation. On parle alors d’huiles émollientes. Utilisées en synergie avec certaines huiles essentielles ou d’autres huiles végétales, certaines huiles peuvent même multiplier leurs bienfaits. Enfin, les huiles ont une fonction ré-équilibrante du sébum.

Une routine parfaite hydratante simple et efficace peut-être composée de gel d’aloé vera (à poser en premier) suivit d’une couche d’huile végétale de votre choix. En cas de soucis d’acné par exemple, vous pouvez verser une petite goutte d’huile essentielle de Tea Tree  ou de lavande à votre huile et voilà, une peau souple et hydratée pour la journée !

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Choisir son huile en fonction de son type de peau

Pour choisir une huile adaptée à votre visage vous avez besoin de savoir deux choses ; votre type de peau et les problématiques que vous souhaitez cibler.

Voici les recommandations généralement faîtes en fonction de votre type de peau :

  • Peau normale : jojoba (la composition de cette huile est celle qui se rapproche le plus du sébum produit par notre peau)
  • Peau grasse à mixte : jojoba, noisette ou macadamia
  • Peau sèche : argan, tournesol, amande douce ou germe de blé
  • Peau mature (on ne sait jamais, vous pourriez avoir besoin de faire un cadeau) : rose musquée (ultra efficace sur les tâches), onagre, argan et bourrache.

Les problématiques de peaux les plus communes sont les suivantes :

  • Peau sensible : argan, calendula, jojoba ou macadamia.
  • Acnés/points noirs : jojoba (la plus neutre), nigelle, noisette, calophylle et neem. J’ai une préférence personnelle pour l’huile de neem que je trouve redoutablement efficace. Ceci est dû notamment à ses propriétés antiseptique, antifongique et anti-inflammatoire. Elle est adoucissante et hydratante mais malheureusement ne sent pas bon du tout !
  • Teint terne : carotte (qui donne un bel effet bonne mine), buriti ou noyaux d’abricot.

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Je me dois toutefois de vous avertir qu’il est important d’avoir connaissance de votre type de peau car certaines huiles se trouvent être comédogènes (obstrue les pores et créé des comédons). Par exemple, je ne vous recommande pas l’huile de coco sur le visage qui est réputée pour être très comédogène.

A privilégier pour une utilisation dans les cheveux ou le corps : elle est parfaite pour cela. Un indice de comédogénicité est établi afin d’avoir une meilleur visibilité sur les huiles qui nous sont adaptées. Cet indicateur va de 0 à 5 : 0= pas du tout comédogène et 5= très comédogène.

  • 0 : Jojoba, argan, avocat, baobab, camélia, noisette, son de riz
  • 1 : Carthame, grenade, neem, onagre, sésame, chaulmogra
  • 2 : Abricot, argousier, macadamia, calophylle
  • 3 : Coton, rose musquée, cacao,
  • 4 : Lin, coco
  • 5 : germe de blé

Une autre utilisation très en vogue des huiles en ce moment est celle du démaquillage à l’huile. En cosmétique, on dit que le gras attire le gras, donc concrètement, l’huile vous aidera à piéger votre fond de teint lors du démaquillage en le faisant fondre si vous en portez par exemple. Il vous suffira ensuite de procéder à un second nettoyage avec un nettoyant classique de votre choix. C’est ce que l’on appelle le double-cleansing, très efficace et utilisé depuis des années chez nos consœurs et confrères asiatiques !

Je vous joins cette vidéo courte et explicative :

Ou trouver des huiles végétales de qualité ?

La plupart des huiles dont je vous ai parlées, si ce n’est toutes, sont disponibles sur le site d’Aroma-Zone :

Il existe aussi le site de la Compagnie des Sens qui offre des huiles de première qualité :

Si vous préférez directement vous déplacer, allez en parapharmacie et choisissez des huiles certifiées Bio. Melvita en fait de très bonnes !

Enfin, la marque WAAM Cosmetics. Vous y trouverez des huiles de très bonne qualité comparable à celle de la Compagnie des Sens et d’autres produits naturels (eaux florales, beurres corporels, sels, argiles etc.) :

A bientôt les beautés !

_By Chiddi M.

À Grenoble, Lyon ou Paris, il y a toujours du temps pour un brunch !

          Toi aussi tu la connais cette envie absolument vitale de manger pour presque deux dès le réveil ?

Souvent c’est au lendemain d’une grosse et mémorable soirée. Ou bien parce que tu t’es couché(e) à 19H la veille. Ou parce que tu t’es réservé(e) pour LE Brunch du mois ! C’est sympa, c’est fancy, chic et ça te permet d’alimenter ton compte Instagram avec un nombre de hashtag tellement important que lire cet article sera plus court que de tous les écrire.

                  En tant qu’étudiant(e) qui se respecte, tu ne prends sûrement jamais le temps de profiter d’un vrai petit déjeuner, n’est-ce pas ? C’est plutôt un croissant rapide à la cafétéria de l’École avec un café court, le tout que tu dégustes ensuite en cours, bouchée par bouchée quand le prof a le dos tourné ou qu’il explique le cours à quelqu’un qui n’a encore rien suivi. Bref, rien d’agréable ni d’efficace puisque généralement, quand sonne la pause, tu as encore faim. Il faut bien, à un moment donné, que tu te restaures comme il se doit. Et quoi de mieux qu’un Brunch pour se retrouver entre amis, parler ensemble, refaire le monde, avant d’entamer une nouvelle, dure et agaçante semaine ! Tu l’auras compris, le Brunch est idéal pour te remplir la panse tout en te vidant la tête.

Avant-Garde a repéré pour toi quelques endroits sympathiques à Grenoble, Lyon et Paris pour tes matins du week-end ! Alors partage vite cet article sur tes groupes de conversation Facebook avec tes amis, ta famille ou qui tu veux ! N’aies pas peur…même s’il te fera saliver, cet article ne te fera pas prendre un kilo !

GRENOBLE 

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Magic Candy Bar : on a sûrement tous déjà mangé un bon Burger – frites là-bas, un samedi soir. Mais si nous allions y bruncher ?

Un samedi ou un dimanche (ou encore lors d’un jour férié), afin de faire une réelle pause entre deux semaines plus ou moins intenses, pénibles, longues…

 

Dans une ambiance chaleureuse et animée, vous serez délicieusement surpris par tout ce que vous propose ce restaurant du Cours Jean Jaurès ; pour 20,90€ vous serez absolument rassasiés tant la formule est complète ! L’endroit est idéal pour vous y rendre entre amis, en famille ou en couple ! (si vous avez oublié son anniversaire, cela vous fait une jolie et économique solution de replis…)

Les assiettes sont très copieuses, prévoyez ainsi d’avoir faim ! Un lendemain de soirée semble être l’excuse idéale, non… ?

À savoir : il faut réserver avant ! Pour cela, trois services vous seront proposés : entre 10H et 10H30, entre 12H30 et 13H et entre 14H30 et 15H. Nous vous conseillons de réserver la veille, même si certains chanceux obtiennent une table en appelant trente minutes avant.

https://magiccandybar.fr/restaurant/brunch-grenoble/

Prix : la formule Brunch est comprise entre 20,90€ et 25,90€.

Lieu : 23 avenue Alsace-Lorraine – 38000 Grenoble. Ligne A ou B du Tramway, arrêt Alsace-Lorraine.

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Les Fils à Maman : dans une ambiance style super-héros un peu rétro, ce restaurant très « cosy » vous accueille tous les dimanches pour un brunch qualitatif à base, d’œufs et de pommes de terre afin d’être sûrs que vous n’aurez plus faim en sortant !

Les Fils à Maman proposent également leur propre pâte à tartiner…et la légende raconte que, non seulement elle est comprise dans la formule, mais en plus que vous pouvez repartir avec le pot si vous ne l’avez pas terminé…

À savoir : il s’agit d’une chaîne de restaurants que vous retrouverez notamment à Lyon et à Paris ! Elle n’est pas belle la vie ?

https://www.lesfilsamaman.com/grenoble/carte/

Prix : la formule Brunch est à 24€.

Lieu : 2 rue Saint-Hugues – 38000 Grenoble. Ligne B du Tramway, arrêt Sainte-Claire les Halles ou Notre-Dame Musée.

LYON

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Pimprenelle : le lieu est très distingué, aux couleurs vives et bleues. Idéal pour une pause à la fin de la semaine si l’on veut se retrouver au calme et se rappeler la mer du mois de Juillet.

Tous les dimanches, le restaurant vous propose son brunch délicieux et fort copieux ! Les produits sont frais et les fruits et légumes proviennent du marché du jour. Laissez-vous tenter…

https://www.restaurant-pimprenelle.com/

Prix : la formule Brunch est à 28€.

Lieu : 13 rue des Quatre Chapeaux – 69002 Lyon. Ligne A du métro, arrêt Les Cordeliers.

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Grand Café de la Préfecture : envie d’un brunch britannique ? Laissez-vous surprendre par cette formule composée d’ingrédients typiquement anglais qui ne pourront que faire du bien à votre palais ! La formule est un peu plus chère que dans les autres restaurants proposés mais elle est très fournie, si bien qu’à la simple lecture du menu, on se dit qu’il faut peut-être entamer une grève de la faim sur deux jours avant de s’y rendre… L’endroit est très chaleureux et très bien situé, de quoi réserver tout de suite, sur le champ !

À savoir : réservation conseillée, deux services sont proposés. L’un dès 11H, l’autre à 13H15.

http://www.grandcafeprefecture.fr/brunch/

Prix : la formule Brunch est à 30€.

Lieu : 10 rue Servient – 69003 Lyon. Ligne 1 du Tramway, arrêt Liberté ou Saxe Préfecture.

PARIS

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Les Bariolés de Maud : désolée de vous décevoir mais il ne s’agit en rien de mon restaurant ! Au-delà d’un nom qui claque, ce restaurant situé au cœur du neuvième arrondissement vous propose un « brunch de bariolés » tous les samedis et dimanches de 10H à 15H30. Les bariolés sont sous forme de petits triangles colorés et contiennent un succulent mélange d’ingrédients sucrés ou salés. Un peu de couleurs dans vos assiettes égaiera votre journée !

http://lesbariolesdemaud.fr/

Prix : la formule gourmande est à 25€.

Lieu : 12 rue Buffault – 75009 Paris. Ligne 7 du métro, arrêtLe Peletier ou Cadet.

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Gloria : chez Gloria, on vous proposera un brunch à tendance brésilienne ! Il se divisera en deux temps, afin de vous permettre d’apprécier chaque produit à sa juste valeur. Situé au pied du Sacré-Cœur, toute la cuisine de chez Gloria est faite maison et est servie dans une belle vaisselle en porcelaine. Les produits sont frais et adaptés à la saison ! D’abord,, on vous servira une boisson chaude puis vous seront proposés un verre de vin et un jus de fruit frais mixé.

Ensuite viendra la nourriture ; une belle assiette de mets sucrés pour commencer, avec des spécialités brésiliennes. Dans un deuxième temps vient le salé : de beaux et bons ingrédients, certains étant typiques, d’autres bien connus de vos habitudes alimentaires (à l’instar des œufs, toujours délicieusement cuisinés).

Prix : la formule est à 26€. Brunch servi tous les dimanches.

Lieu : 48 rue d’Orsel – 75018 Paris. Ligne 2 du métro, arrêt Anvers.

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The Bottle Shop : dans ce restaurant à l’ambiance anglo-saxonne, vous ne serez pas déçus du panel de produits qui vous seront proposés ! À la carte ou bien en menu vous trouverez forcément votre bonheur !

Le lieu est très sympathique et convivial, presque familial. Vous pourrez jouir de la « tasse sans fond ». Le principe ? Vous pouvez vous resservir une boisson chaude autant de fois que vous le désirez.

Les petits toast d’épinards ajoutent une touche de couleurs mais aussi de goût tant ils sont délicieux et fondants en bouche. Il y en a pour tous les goûts ; végétariens, vegans, amoureux de la viande…tout le monde sera comblé !

De plus, Jane Birkin adore cet endroit, alors si vous rêviez de la rencontrer…tentez votre chance ! Personnellement, j’étais à la table juste à côté…

Prix : la formule est à 19€. Brunch servi tous les dimanches.

Lieu : 5 rue Trousseau – 75011 Paris. Ligne 8 du métro, arrêt Ledru-Rollin.

Si jamais vous vous rendez dans l’un de ces beaux (et séduisants…) lieux, n’hésitez pas à nous envoyer une photo ! Je serais ravie de les faire apparaître dans un prochain article ! Ou alors tagguez-nous sur vos jolies photos Instagram…on les attend impatiemment !

_By Maud

L’essor des mannequins virtuels

Connaissez-vous Shudu, plus connue sous le pseudonyme @shudu.gram sur Instagram ?

Suivie par plus de 150 000 personnes sur l’application, elle a posé pour des magazines tels que Vogue, Cosmopolitan, Women’s Wear Daily et est l’un des mannequins de la maison Balmain. Un top model comme il en existe de nombreux me direz-vous. Certes, à la différence près que Shudu n’existe pas. Ou pas réellement en tout cas, car elle a été créée grâce à un logiciel 3D qui lui donne une apparence plus vraie que nature.

Inspirée par la Barbie « Princess of South Africa », mais aussi par de célèbres mannequins telles que Iman ou encore Duckie Thot, ce mannequin noir est une modélisation numérique hyperréaliste de mannequin et possède son propre compte Instagram où de nombreux admirateurs ont eu du mal à croire qu’il ne s’agissait pas d’un humain tant la vraisemblance est troublante.

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🌸 . . #digitalart #3d #clo3D #daz3d #thediigitals

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Le concepteur de Shudu, Cameron-James Wilson, est un photographe de mode londonien qui a ainsi créé la première agence de mannequins virtuels, The Diigitals, et décrit Shudu comme la « première supermodèle virtuelle ». En s’associant avec des entreprises comme Clo3D, qui conçoit des vêtements 3D hyperréalistes à partir de modèles existants, Wilson a fait de ses créations de véritables vitrines pour certaines marques, notamment grâce à leurs profils Instagram.

Shudu n’est qu’un exemple parmi plusieurs « influenceuses virtuelles » : toutes ont la particularité de déstabiliser leur public tant leur vraisemblance est troublante, et leur popularité sur les réseaux sociaux est une preuve de l’intérêt qu’elles suscitent. Il est d’autant plus intéressant de constater que ces mannequins virtuels, qui se prennent pour de vrais models se font connaître à travers Instagram, une plateforme où le faux semble remplacer le vrai, en poussant à exposer une version fantasmée de soi et de sa vie.

Mais cette nouveauté, qui lie la mode aux nouvelles technologies, suscite le débat car elle fait réfléchir sur certains aspects éthiques, économiques et environnementaux de l’industrie de la mode.

Mariage entre mode et technologie

Pour certaines marques, la création de Shudu et d’autres mannequins virtuels est l’opportunité de montrer qu’elles sont dans l’air du temps, et prennent également le tournant des nouvelles technologies, à leur manière. Ainsi, Olivier Rousteing, le célèbre directeur artistique de la maison Balmain, est l’ un des premiers dans le monde de la haute couture à s’être emparé de la tendance des mannequins virtuels. Il a récemment créé sa « Balmain Virtual Army » avec Shudu, Margot et Zhi, trois des mannequins virtuels conçus par Wilson.

Ce phénomène n’est pas complètement nouveau. Déjà en 2015, à l’occasion d’une campagne très inspirée par l’univers des animes, Nicolas Ghesquières, directeur artistique de chez Louis Vuitton, avait choisi comme égérie Lightning, un personnage aux cheveux roses issu du jeu vidéo Final Fantasy, conçu par Tetsuya Nomura.

Dans le même esprit, en juillet 2018, Gucci a choisi Erica, une humanoïde japonaise de 23 ans, dans le cadre d’une campagne de la marque en Chine.

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Présentation d’Erica, dans le cadre d’une collaboration GQ x Gucci : https://www.gq-magazine.co.uk/article/gucci-performers-hiroshi-ishiguro

La campagne promotionnelle chinoise: https://mp.weixin.qq.com/s/2axxmYuBFBMwNUWe4dv0XQ

Les faux sont-ils l’avenir des vrais ?

Dès le début, le projet de Cameron-James Wilson n’a pas ravi tout le monde, et la création de Shudu a notamment fait polémique sur Twitter. En effet, certains accusent Cameron-James Wilson, un homme trentenaire blanc, d’utiliser l’image fantasmée d’une femme noire sans vraiment promouvoir les vraies femmes noires encore sous-représentées dans le milieu de la mode (chose que Naomi Campbell a longtemps dénoncé). Cet article du Huffington Post, ainsi que celui-ci du New Yorker décrivent et analysent plus précisément les causes de ce tollé sur les réseaux sociaux.

Néanmoins, le créateur s’est défendu de ces critiques en rappelant que Shudu n’était qu’une de ses créations en tant qu’artiste, et qu’à travers elle, ou encore Brenn (@brenn.gram sur Instagram), il promeut au contraire la diversité dans la mode.

Au-delà de cette polémique, on peut s’interroger plus largement sur l’avenir du mannequinat, notamment à l’ère du digital et de l’intelligence artificielle. Pour l’heure, à moins de considérer les mannequins comme de simples portants à vêtements au service des marques, on peut difficilement imaginer que les mannequins virtuels remplacent les vraies top models. Comme le montre le phénomène des « super-modèles », dont la popularité dépasse les podiums en les érigeant parfois au rang d’icône, l’aura des mannequins – et leur impact sur les marques pour lesquelles elles travaillent – est aussi fondée sur leur personnalité et parfois leur vie personnelle grâce aux réseaux sociaux.

Est-il possible de créer des mannequins virtuels qui ne soient pas de simples avatars, mais qui aient une véritable image et une personnalité propre ? C’est le pari que se sont lancés les créateurs de Miquela Sousa, connue sous le pseudo @lilmiquela sur Instagram, où elle possède plus de 1,5 million de followers. En effet, autour de Miquela, jeune mannequin virtuel de 19 ans vivant à Los Angeles, Trevor McFedries et Sara Decou, ses concepteurs, ont créé tout un univers afin de rendre l’illusion plus vraie que nature. Sur sa page Instagram désormais très suivie, Miquela pose pour des magazines et des marques tels que Interview Magazine, Notion Magazine, UGGou Opening Ceremony. Elle promeut des organismes défendant les causes qui lui sont chères, pose avec de véritables célébrités telles que Diplo ou Tracee Ellis Ross et s’est même lancée dans la musique avec ses titres « Hate Me »et « Not Mine », écoutés respectivement plus de 3 millions et 1,5 million de fois sur Spotify.

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Let’s skedaddle 🐎

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Une mode virtuelle : la solution pour une mode plus durable ?

Qui dit mannequin dit vêtements, et les mannequins virtuels ne sont pas en reste. Les vêtements qu’ils portent sont également des reproductions 3D de modèles existants, et leur réalisme est l’œuvre d’entreprises comme Clo3d qui développent des vêtements en 3D au service des marques à des fins de création mais aussi pour éviter de produire des spécimens destinés à être exposés ou photographiés (pour le e-commerce par exemple). Ainsi, comme le soutient Amber Jae Slooten, la co-fondatrice et directrice artistique de The Fabricant(une « digital fashion house ») à l’occasion d’un panel sur le design 3D et la réalité virtuelle comme technologies durables, cette solution innovante est aussi un moyen de réduire les ressources consommées et les déchets produits par l’industrie de la mode, qui est la plus polluante au monde après celle du pétrole.

fabricant in motion fatou.jpgThe Fabricant – In Motion

Au vue de tous les questionnements qu’ils suscitent et des solutions qu’ils semblent apporter, les mannequins virtuels sont certainement plus qu’une simple mode et semblent avoir un avenir prometteur.

_By Fatou Gueye