Slow-joaillerie : à la découverte des bijoux éthiques et recyclés !

          Avez-vous déjà entendu parler des bijoux éthiques et recyclés ? Je ne parle évidemment pas des colliers de pâtes que vous faisiez en maternelle à votre mère pour sa fête, ni de vos bracelets en scoubidou… mais bien de bijoux réalisés par des artisans et parfois même de luxe !

Avec les tendances actuelles qui sont à l’écologie et le consumérisme responsable, les vêtements et accessoires de mode recyclés et éthiques se développent de plus en plus. Contrairement aux idées reçues, ces derniers ne sont pas forcément cheap et trop fantaisies. Il existe des modèles très sobres qui ont l’avantage, en plus de nourrir la slow-fashion à travers la slow-joaillerie et l’up-cycling, d’être réalisés sur mesure par des petits artisans créateurs !

D’ailleurs, le salon français du bijou, Bijorhca Paris, a décidé de créer le Concours Chall’angel destiné à dénicher les nouveaux talents. En janvier 2019, les bijoux éthiques et recyclés ont été mis à l’honneur avec 3 lauréates  :

– Made in My… avec des bijoux en chambres à air et en forme de plumes

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Atelier la Menteuse avec des bijoux en laiton et mousseline

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Apphia Créations avec des bijoux en cuir de poisson (oui vous avez bien lu)

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  • Bijoux éthiques : c’est quoi  le concept ? 

Lorsque l’on parle de bijoux éthiques, il s’agit d’une production de bonne qualité avec une attention particulière sur la provenance des matières, qui ne pollue pas l’environnement et qui assure un respect des personnes, notamment en ce qui concerne les conditions d’extraction des pierres. Il s’agit également de promouvoir la création et l’artisanat. Certains bijoux éthiques sont apposés de certifications.

Le label Fairmined garantit que les mines d’extractions sont respectueuses des droits des travailleurs mais également de l’environnement. Il assure un soutien aux mines artisanales pour les aider à développer leurs normes de qualité et de sécurité envers les travailleurs qui doivent être majeurs.

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L’engagement Kimberley Process, dans la lignée des labels « Conflict Free », assure quant à lui que l’or et les pierres précieuses utilisés ne sont pas issus d’une zone de conflit grâce à un système de traçabilité.

Certains artisans souhaitent mettre fin à la consommation de masse pour acquérir une plus grande transparence et promouvoir leur savoir-faire tout en diminuant leur impact environnemental à la conception des bijoux.

Parfois même, les artisans ont des collaborations avec des artisans-bijoutiers du monde entier et reversent une partie de leurs revenus à des causes pour lesquelles ils se sont engagés :

– protection des animaux

– droits des femmes

– meilleure employabilité et conditions de travail des travailleurs

– scolarisation des enfants

– protection de l’environnement

– lutte contre l’esclavage

C’est d’ailleurs ce que propose Natifs, à travers son commerce équitable de bijoux issus des traditions et cultures du monde entier. Chaque bijou fait l’objet d’une légende expliquant son histoire et celle de son fabricant.

Aglaia & Co, marque collaborative de bijoux raffinés, vous propose un concept similaire basé sur la créativité, le partage mais surtout la responsabilité sociale et environnementale en participant activement à des œuvres sociales ou humanitaires par le biais du reversement de 5% du montant des commande à des associations.

D’autres créateurs dans des styles différents mais avec la même mission sont listés sur le site de mode équitable Altermundi. On peut notamment trouver :

Paulette à Bicyclette, pionnière dans ce domaine

JEM Paris, April Paris et Or du Monde, dans le haut de gamme

Le tiroir de Lou, Treez et Flore & Zephyr, pour des bijoux élégants

Acai Bijou, pour des modèles à partir d’herbe dorée

Amahlé pour des bijoux tissés en Afrique du Sud

  • Bijoux recyclés, oui, mais recyclés comment ? 

Qui dit consommer mieux dit évidemment recycler ! Il existe d’abord les bijoux recyclés entièrement, par exemple avec des matériaux nobles comme le fait la marque haut de gamme Innocent Stone. Il s’agit plus précisément de bijoux en or recyclé et diamant de synthèse, créés en laboratoire. Pour l’instant, la collection compte 80 modèles vendus en ligne. Il s’agit de la première initiative de ce genre prise dans une Maison de Joaillerie haut de gamme pour le moment.

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Il existe d’autres petits créateurs vous proposant des bijoux à base d’or, d’argent ou encore de laiton totalement recyclés !

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D’ailleurs, la grande tendance, ce sont les bagues de fiançailles et de mariage éthiques ! Les futurs mariés voient ainsi en leur bijou le symbole porteur de leurs valeurs communes.

Une autre tendance est le surcyclage aussi appelé upcycling. Il s’agit du fait de réaliser des objets à partir de matériaux dont nous ne trouvons plus l’utilité : on parle de recyclage par le haut ! En plus du bénéfice écologique dû au recyclage des produits, c’est une occasion pour créer des objets uniques.

Les matériaux bruts utilisés pour créer les bijoux sont alors multiples, souvent sous-estimés et issus du quotidien : chambre à air et caoutchouc, fils électriques, essuie-glaces (oui oui, ne jetez pas vos essuies-glasses abîmés), écrous, joints de plomberie, anneaux de rideaux, plastique, boutons, capsules à café, tissu (jeans), liège, perles d’anciens bijoux cassés, etc.

L’éco-conception implique donc des moindres coûts dans la mesure où la majorité des matériaux utilisés pour créer un objet sont réutilisés. En revanche, les crochets, supports, fermoirs, crochets, tiges et chaînes sont souvent faits à partir de matières plus nobles telles que l’acier, l’argent et l’or et sont garantis conformes à la réglementation française (sans nickel) afin d’éviter les allergies.

Alors je sais ce que tu te dis, là tout de suite : « les trucs recyclés c’est cool mais franchement le choix c’est pas ouf, les modèles sont pas hyper jolis ». Et je vais te répondre que faire du neuf à partir du vieux c’est possible ! Voici quelques exemples de modèles que tu peux retrouver et acheter sur le site Etsy :

  • DIY mon bijou recyclé

Pas besoin d’être une grande bricoleuse ni une grande artiste pour faire ton propre bijou. On peut créer un peu de tout à partir de rien ! Il faut juste collecter tous les objets non utilisés ou récupérés qui pourraient servir à la confection du bijou souhaité. Nous vous proposons ensuite deux modèles simples :

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Récupérez du tissu qui ne vous sert plus et effectuez les différentes étapes comme ci-dessus pour obtenir votre collier !

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Coupez vos bâtonnets de glace en bois, peignez-les de la couleur que vous souhaitez avec un vernis à ongles, puis ajouter les crochets. Ces derniers peuvent être achetés à bas prix en mercerie ou en magasins spécialisés.

Tu peux trouver d’autres idées sur Pinterest ou en Tuto sur Youtube. Et si vraiment c’est trop compliqué pour toi, tu peux toujours faire un joli bracelet en perles et fil de pêche à l’ancienne !

_By Solène Dsbls

 

Les Designers Africains à l’assaut du marché international

           Si la diversité progresse parmi les mannequins, c’est moins le cas parmi les créateurs de mode : on se souvient de l’événement que fut la nomination de Virgil Abloh à la tête de la maison Louis Vuitton Homme au printemps dernier.

Cependant, on voit de plus en plus émerger de nouveaux designers africains, encore peu connus du grand public, mais qui visent une clientèle internationale. Certains sont récompensés de prix internationaux et figurent dans des revues de mode renommée, ou se retrouvent dans la garde-robe de célébrités très exposées.

En effet, l’industrie de la mode africaine voit naître de nombreux talents çà et là, mais souffre encore d’un manque de visibilité ainsi que d’un réseau peu développé entre ses créateurs. Afin d’y remédier, la plateforme Industrie Africa qui se décrit comme étant « le premier showroom digital d’Afrique », a été créée afin d’offrir aux professionnels, comme aux amateurs, une vision globale du paysage africain de la mode contemporaine.

Fini la tendance passagère pour le wax ou la « mode ethnique » rapidement tombée aux oubliettes. Progressivement, les créateurs africains sont réellement reconnus sur la scène internationale, dans la mode comme dans les autres domaines artistiques : le prestigieux Woolmark Prize créé en 1953 (qui récompense les créateurs faisant un usage talentueux de la laine labelisée Woolmark) a récemment ouvert ses inscriptions aux créateurs africains. Dans le mobilier, en 2019, Ikea a lancé la collection Overällt en collaboration avec 8 designers africains ; selon le chef artistique de l’enseigne suédoise,

« Ikea s’intéresse à l’explosion créative qu’on observe en ce moment dans plusieurs grandes villes africaines. Nous voulons apprendre de ce mouvement, et le répandre dans le reste du monde ».

 

Beyoncé a elle-même rendu hommage au savoir-faire africain contemporain en optant pour des tenues de marques africaines exclusivement à l’occasion de son passage en Afrique du Sud en décembre dernier.

À ma petite échelle, je vous invite à découvrir quelques-uns de ces créateurs qui mettent à l’honneur une esthétique africaine contemporaine, et qui sortent du lot par leurs créations uniques, sophistiquées et engagées.

TONGORO (SÉNÉGAL)

Créée en 2016 par Sarah Diouf, une entrepreneuse issue du monde de la communication, cette marque propose des vêtements aériens et riches en motifs et textures pour un prix relativement accessible.

De Beyoncé à l’actrice française Karidja Touré, elle a aussi conquis le cœur des célébrités avec ses modèles. Le nom des pièces, toutes fabriquées à Dakar, renvoie à des expressions locales issues de divers pays d’Afrique, car la créatrice voit dans cette marque un moyen de célébrer le mode de vie africain et sénégalais en particulier.

La marque vient tout juste de lancer, en mars 2019, sa gamme « Mogö » dédiée aux hommes, que vous pouvez découvrir comme tout le reste sur son site et son compte Instagram.

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ANDREA IYAMAH (NIGERIA)

 

D’abord connue pour ses collections de maillots de bain atypiques, Andrea Iyamah a fait grandir sa marque avec une proposition riche de vêtements aux coupes sophistiquées et riches en détails, qui mettent en avant le corps de la femme qui les porte. En plus de créer de beaux vêtements (comme la plupart des marques citées dans cet article), les campagnes qui accompagnent les collections sont un plaisir pour les yeux.

 

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LOZA MALÉOMBHO (CÔTE D’IVOIRE)

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Depuis que ses créations ont été aperçues dans le clip Formation de Beyoncé, Loza Maléombho connaît son public d’adeptes, tous séduits par ces pièces au style décalé. D’abord créée en 2009 à New York, l’enseigne s’est relocalisée à Abidjan en 2013 où sont désormais fabriqués tous les accessoires tels que les sandales unisexe Fah Regal, signatures de la marque.

 

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CHRISTIE BROWN (GHANA)

Cette maison de luxe ghanéenne a été fondée en 2008 par Aisha Ayensu et propose des tenues de sortie d’inspiration multiculturelle. Seule marque ghanéenne à défiler à la Paris Fashion Week dès 2010 pour l’« Arise Afrique-à-porter », elle est depuis habituée des semaines de la mode et s’impose comme un nom incontournable de la mode africaine contemporaine.

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RICH MNISI (AFRIQUE DU SUD)

 

Basée à Johannesburg, Rich Mnisi a été créée en 2014 par le créateur du même nom, lauréat la même année du « Africa Fashion International Young Designer of the Year ». Ses créations osées s’inspirent largement de la culture populaire tout en gardant des références culturelles qui les rendent uniques.

 

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LISA FOLAWIYO (NIGÉRIA)

 

Mêlant textiles traditionnels et silhouettes modernes, Lisa Folawiyo a donné une dimension globale à la mode nigériane. Au point que sa marque a collaboré avec L’Oréal pour une ligne de rouge à lèvres et stickers à ongles, ainsi qu’avec BlackBerry sur une collection de coques de téléphone. Pour en voir et savoir davantage, c’est par ici !

 

_By Fatou G.

Le minimalisme ou comment se réapproprier son rubik’s cube !

           Ah le MoMA (Museum of Modern Art), véritable lieu éclectique qui se veut temple de l’art moderne. Espace singulier où se côtoient iPads ambulants et pseudo-artistes à lunettes. Si Louis n’a pas la prétention d’être un érudit de l’art contemporain, il aime se prêter au jeu et se laisser porter par des œuvres toutes plus ou moins abordables –  bien qu’il lui arrive parfois de se demander où est-ce qu’il a encore atterri…

Et c’est ainsi qu’il tombe nez à nez face à 4 cubes qui, à eux seuls, occupent la salle entière. Décontenancé, Louis ne se laisse pas pour autant abattre, il cherche désespérément à comprendre la démarche de l’auteur : est-ce une performance, un produit purement esthétique, une métaphore du vide ?

Pourtant, il ressent difficilement quelque chose… hormis le fait qu’il est entrain de faire une petite branlette intellectuelle à propos de quatre blocs. Il en reviendrait presque à regretter son rubik’s cube. Comment en est-on arrivé là ?

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Robert Morris, Untitled (1965)

Ces quatre cubes de Robert Morris s’inscrivent dans la démarche du minimalisme, courant artistique apparu dans les années 60, à distinguer du lifestyle « Less is more », auquel on a tendance à l’associer aujourd’hui. Le minimalisme (ou l’art ABC, suite aux nombreuses formes géométriques qui le caractérisent) est une réjection de l’art abstrait et cherche à mettre de côté toutes formes d’expression de l’artiste. Ce mouvement prend également à contre courant les critiques d’art qui tendent à sur-interpréter la démarche de l’artiste et déformant le but originel de l’œuvre.

Le minimalisme évite tout allusion à la métaphore ou autre interprétation, mais fait place à la forme dans sa forme pure et impersonnelle. Cette idée est héritée directement du Suprématisme Russe. On peut penser à Malevitch qui met un terme au symbolisme de l’art figuratif, notamment à travers Carré noir sur fond blanc (1915) où la dépersonnalisation de l’œuvre, en apparence(!), atteint son comble.

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Kasimir Malévitch, Carré noir sur fond blanc (1915)

Les objets sont réalisés de façon impersonnelle, souvent à l’aide de machines industrielles. Finie donc, l’exaltation des sentiments, cette constante recherche de narration et de rétrospection de l’artiste à travers son œuvre. En effet, comme l’affirmait Sol Lewitt :

« Utiliser une forme simple de façon répétée limite le champ de l’œuvre et concentre l’intensité, l’arrangement de la forme. Cet arrangement devient la finalité de l’œuvre tandis que la forme n’en est plus que l’outil »

Dorénavant, c’est la forme de l’œuvre qui contribue au jeu de sa disposition dans la salle ou dans son environnement extérieur. L’intérêt est d’en finir avec la barrière entre le spectateur et l’œuvre d’art, dans laquelle l’échange proliférait.

L’œuvre se retrouve donc dénudée de ses atouts de séduction vis-à-vis du spectateur étant donné qu’elle génère dorénavant seulement de l’espace dans la salle, sans prétendre à faire une quelconque référence particulière : l’artiste Carl Andre décrit ce phénomène de « Poésie Plastique ».

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Dan Flavin, Untitled (80s)

Ainsi, on comprend que la démarche minimaliste est en totale opposition avec les techniques prépondérantes de l’art abstrait. Par exemple, la fameuse technique du « dripping », propre à Jackson Pollock, qui consistait à jeter de la peinture sans que le pinceau effleure la toile se voit d’être complètement remise en cause.

En effet, si on ressent le vide qu’éprouvait Pollock à travers les courbes des couleurs apportant une vivacité particulière à l’œuvre, le minimalisme prend le parti inverse : nous rendre non plus face à l’artiste, mais à nous-même.

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Jackson Pollock et sa technique du dripping (40s)

Face au rien, l’artiste n’est plus réellement artiste, c’est le public qui le devient. Cette idée provient de l’art conceptuel qui a fait ses débuts dès les années 1910 lorsque Marcel Duchamp a signé un urinoir « R Mutt ». L’art n’est plus défini par ses propriétés esthétiques mais bien par le concept auquel il renvoie.

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Marcel Duchamp, Fountain (1917)

Avec la complicité de son ami photographe Alfred Stieglitz, il en fait une œuvre d’art : l’installation devient œuvre s’il existe des regardeurs. A partir de ce moment, il n’y a plus besoin d’artiste pour faire l’œuvre, mais seulement d’un public. Louis commence à voir où je veux en venir.

Cependant, un art s’affranchissant de toute représentation subjective est-il pour autant dénoué de tout sentiment ? Malgré tout, Louis commence à ressentir un certain vertige entre la place qu’occupe l’œuvre dans la salle et sa présence qui se fait étrangement presque opportune.

Peu à peu, il commence à se prêter au jeu qu’impliquent les différents niveaux de luminosité auxquels sont sujets ces cubes. D’ailleurs, la perspective des formes semble dicter une certaine mouvance, rythme à adopté au jeune garçon. Ne serions-nous pas en train d’assister à une certaine perspective simplifiée du monde, sans déformation ?

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Mona Hatoum, Black finished steel and fishing wire (2009)

Si la plupart des artistes à l’origine du minimalisme n’ont jamais prétendu le représenter, ils ont néanmoins influencé le monde du design et de la mode. On peut penser au phénomène du déconstructivisme, qui a par la suite influencé de nombreux créateurs et modélistes. C’est notamment le cas du mouvement de déconstruction du vêtement orchestré par Martin Margiela dans les années 90, où la modernité s’affirme dans un processus d’élimination des détails, coutures et poids des pièces réalisées.

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Le déconstructivisme par Martin Magiela (90s)

D’ailleurs, il convient de rappeler que dans les années 1960, Yves Saint Laurent lui-même s’était inspiré de l’art pour réaliser sa collection Mondrian. De même, l’obsession des petits pois de l’artiste Japonaise Yayoi Kusama (qui a actuellement une installation exposée à la Fondation Louis Vuitton) a donné forme à des collaborations plus ou moins douteuses avec la Maison Louis Vuitton.

Finalement la mode et l’art ont toujours été liés, de Sonia Delaunay à Margiela. L’abstraction et le minimalisme ont permis à la mode de sortir de ses carcans habituels et de mettre un terme aux tailleurs Chanel pour renouveler la manière dont on voit la haute couture qui, de saison en saison, tend à se rapprocher de plus en plus de l’art minimaliste que du prêt à porter de Louis.

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Yayoi Kusama, Dots Obsession (1997) et collaboration avec Louis Vuitton (2012)
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Piet Mondrian, Composition en Rouge, Jaune, Bleu et Noir (1921) et défilé YSL (1965)

En se débarrassant d’artifices clinquants, le mouvement du minimalisme ne fait donc pas juste rempart à l’excès de lyrisme de l’impressionnisme abstrait et d’ironie propre au Pop art. Cette réduction à l’essentiel, en faveur du littéral, propose également à Louis une profonde réflexion sur la place qu’il occupe en tant que sujet, dans un monde en apparence, sans déformation.

_By Quentin Gd

« Il n’y aura pas d’enterrement, plutôt mourir ! », notre Adieu à Karl Lagerfeld

          Le mardi 19 février dernier, le monde de la Mode a tristement dit « Adieu » à son icône principale voire son père fondateur pour certains. Si Karl Lagerfeld avait un avis particulièrement tranché sur la mort (« Il n’y aura pas d’enterrement, plutôt mourir » disait-il), sa disparation n’en demeure pas moins malheureuse. Mais connaissiez-vous bien Karl ? Oui ?Non ? Moyen ? Dans tous les cas, cet article vous présente son parcours et son personnage qui n’est pas moins atypique !

Qui était Karl Lagerfeld ?

Karl naît en 1928 à Hambourg en Allemagne. Cela peut sembler anecdotique mais c’est sans compter le mystère qui plane au-dessus de notre grand couturier favori ! En effet, son année de naissance, si elle oscille entre 1929 et 1933 n’a jamais été rendue publique. Karl Lagerfeld, couturier et directeur artistique de la maison Chanel est décédé mardi 19 février 2019 à l’âge de 85 ans. Il était surnommé le « Kaiser » (L’Empereur) et laisse derrière lui un monde de la mode empreint de son style chic et élégant. Karl a marqué le monde en présentant non pas seulement des défilés mais aussi et surtout des spectacles grandioses, permettant aux pièces présentées de s’inscrire dans un paysage toujours plus réaliste. Il mettait la mode en scène. Vous ne me croyez pas ? Voici de belles photos qui prouvent que la mode, pour Karl, méritait de s’exprimer de façon théâtrale.

Muraille de Chine
En 2007, une centaine de mannequins défilent sur la Grande Muraille de Chine pour Fendi.

Bernard Arnault (Président de LVMH et propriétaire de Fendi) dira à cette occasion : « C’est le premier défilé au monde visible depuis la lune ! On ne voit ça qu’une fois dans une vie ».

Avion

En 2012, Karl Lagerfeld embarque à bord de l’A380 qui symbolise l’Europe qui lui est si chère. La moquette est signée Chanel, des nuages défilent au plafond et le hublot s’illumine de bleu, à l’image de la couleur prédominante du défilé.

Chanel Shopping Center

En 2014, place au Chanel Shopping Center !Les mannequins défilent en baskets afin de proposer une touche décontractée. Voilà que le Grand Palais de Paris est transformé en immense centre commercial ! Tous les objets sont estampillés « Chanel », même l’eau minérale ! Ça doit valoir le coup !

Plage

Enfin l’année dernière, en 2018, le Grand Palais est transformé en une belle plage de sable fin, pour une ambiance farniente. La plage représentée est celle qui a bercé l’enfance de Karl, celle de Sylt. Du sable, des vagues, des dunes, un bleu incroyable (un jour de pluie pourtant), tout semble plus réaliste que nature ! Déjà fatigué, il ne participera pourtant pas au défilé Haute couture fin janvier 2019.

Et après Karl Lagerfeld ?

Alain Wertheimer, copropriétaire de Chanel, a décidé de confier le soin d’assurer la création des collections à Virginie Viard, directrice du studio de création mode de Chanel et plus proche collaboratrice de Karl Lagerfeld. Ce dernier avait l’habitude de la présenter comme son « Bras droit et bras gauche à la fois ».

Elle l’avait notamment remplacé lors du défilé Printemps-Été 2019 le 22 janvier dernier car il se sentait déjà épuisé. C’était la première fois pour Karl Lagerfeld manquait un défilé depuis ses débuts dans la grande maison Chanel en 1982. Karl et Virginie se sont rencontrés en 1987, alors qu’elle était stagiaire. Lorsqu’il est retourné chez Chloé en 1992, Karl lui a proposé de l’y accompagner. Virginie Viard parle d’une « connivence de longue date » entre eux, si bien qu’elle a toujours apprécié travailler aux côtés de son mentor.

Quelques citations cultes que vous pourriez vous attribuer pour vos potentielles futures soirées mondaines

« Les pantalons de jogging sont un signe de défaite. Vous avez perdu le contrôle de votre vie, donc vous sortez en jogging ».

Rassurez-vous, nous aussi il nous arrive de nous laisser aller le dimanche…le samedi…le mardi après les cours…bref, soyez rassurés, il est confortable et cela est parfois suffisant.

« La mode n’est pas faite pour les cloches, alors allez sonner Pâques ailleurs que chez moi ».

En même temps c’est compréhensible. Si les chocolats sont largement appréciés, il est vrai qu’en silence, ce n’est pas mal non plus ! Mais toujours avec une pointe d’élégance…

« Choupette était à un de mes amis qui m’a demandé si ma gouvernante pouvait s’occuper d’elle pendant ses deux semaines d’absence. Quand il est revenu, on lui a dit que Choupette ne reviendrait pas chez lui ».

Peut-on appeler ça du vol s’il s’agit de Karl… ? Vous avez quatre heures. D’ailleurs ce petit chat tout mignon est l’héritier unique de notre Karl… Pensez à votre reconversion animale. Pour la petite touche culture, il est interdit, en France, de léguer un héritage à un animal, pour la simple et bonne raison qu’il ne s’agit pas d’un individu. En revanche en Allemagne, lieu d’origine de Karl Lagerfeld, cela est autorisé !

_By Maud

Être stylé au ski ? On relève le défi !

          En cette période de vacances hivernales, nombre d’entre nous font un petit tour à la montagne ou à Altigliss pour prendre un grand bol d’air frais. Alors que certains ont pour but de dévaler un maximum de pistes en un minimum de temps, d’autres se prélassent au soleil sur les terrasses des bars d’altitude.

Mais tous ont la même problématique : comment rester stylé au ski ? C’est vrai quoi, ta dégaine de skieur du dimanche avec les cheveux en bataille et la marque du masque ne devrait pas être un frein pour trouver une choppe à la Folie Douce ou bien pour débusquer un petit moniteur de ski sexy.

Nous avons donc décidé de mettre à votre disposition quelques conseils pour que tout le monde se retourne sur votre passage, que ce soit sur les pistes, sur les télésièges ou en pleine station (et non à cause de votre niveau de débutant mais bien parce que vous serez le plus stylé…).

POUR ELLE :

Astuce maquillage :

Au ski, difficile d’avoir un maquillage très recherché… Avec l’humidité, ce dernier coule souvent, il est donc préférable de faire un maquillage assez naturel et simple.

Pensez tout d’abord à utiliser un mascara waterproof pour ne pas vous retrouver avec des yeux de panda ! Bannissez l’eye-liner et le crayon noir ; cependant un crayon blanc ou rose pale appliqué sur la partie inférieure de votre œil vous permettra d’agrandir votre regard !

Si vos lèvres sont gercées par le froid, appliquez un baume à lèvre brillant rosé/nude ou transparent. A l’inverse, si vous souhaitez mettre votre bouche en avant, n’hésitez pas à mettre un rouge à lèvres mat de couleur foncée (violet, bleu, rouge ou bordeau) !

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Rouge à Lèvres Color Riche x Balmain 

Evitez également le fond de teint qui ne tiendra pas trop et risquera de déteindre sur votre belle veste de ski. Heureusement la BB Cream pourra vous sauver !

Astuce coiffure

Avec le casque ou le bonnet, les cheveux graissent rapidement et le vent d’altitude n’arrange rien. Appliquez régulièrement une huile pour nourrir vos cheveux car le froid abîme et casse.

Les tresses sont idéales : un moyen d’être sophistiquée tout en bénéficiant d’un confort optimal pendant le ski ! Voici d’ailleurs un petit tuto pour vous faire les deux tresses plaquées africaines remises au goût du jour par Kim K !

Combi’ de ski

En 2019, c’est le grand retour de la combinaison de ski une pièce avec capuche à fourrure ! Oui certes, ce n’est pas pratique pour aller faire pipi, mais il faut parfois faire des choix mesdemoiselles… Cependant, si combi une pièce dit vintage, cela n’implique pas le retour du fantaisie, ni des couleurs vives ou des imprimés (léopard ou autre).

Le total look : qu’il soit black, white, doré ou argenté !
Adieu les équipements colorés. Bon, pour celles qui ont peur de ne pas assumer un total look doré ou argenté qui est un peu avant-gardiste ou bien qui ont peur de tomber dans le « cheap », nous vous conseillons de prendre un bas noir et une doudoune dorée ou argentée !

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Combinaison de ski noire Fusalp modèle Ingrid  
Combinaison blanche Dominiqueviot 
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Veste argentée Napapijri 
Veste dorée Dare 2B 

Le bicolore : black & white ou bien red & white/black !
Le bicolore c’est l’idéal si vous trouvez le total look un peu tristounet. Pour rester sobre, le monochrome reste la meilleure idée. Si vous voulez ajouter une petite pointe de couleur, la veste rouge vous rendra d’autant plus glamour.

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Combinaison bicolore une pièce Lacroix  
Doudoune Moncler rouge  

Quelques astuces pour choisir votre combinaison selon votre morphologie :
– Si vous êtes grande et mince : le slim ou le pantalon droit seront vos alliés.
– Si vous êtes petite : optez pour le fuseau, son bas évasé allongera vos jambes avec une veste courte.
– Si vous êtes ronde : pensez vestes cintrées et ceinturées.

Accessoires

Les lunettes de soleil : il s’agit de l’indispensable pour protéger vos beaux yeux. D’ailleurs pensez à prendre la protection maximale.

  1.  Les lunettes Cat-Eyes : cette année, la forme cat-eyes arrive sur le devant de la scène pour vous faire un regard de félin !
  2. Les lunettes oversize : pour protéger votre visage au maximum !

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Les accessoires pour la tête

  1. Bonnet : le bonnet est nécessaire à tout moment de la journée à la montagne !
  2. Béret : eh oui, les bérets sont toujours à la mode.
  3. Headband : le bandeau est de retour pour protéger vos petites oreilles et laisser votre chevelure de rêve exposée à la vue de tous.

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Evitez cependant les chapka et caches-oreilles en fausse fourrure qui ne sont plus vraiment d’actualité…

Les gants : pendant le ski, privilégiez des gants chauds et confortables. En revanche pour le reste du temps, rien de mieux que les traditionnels gants de cuir !

N6.PNGL’écharpe: nous préconisons d’utiliser plutôt un cache-cou pendant votre session sur les pistes car votre écharpe risque de vous gêner. Cependant après le ski n’hésitez plus : favorisez les grosses mailles ou la fausse fourrure !

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Sacs : sur les pistes, afin de trimbaler votre crème solaire, la petite bouteille d’eau et les biscuits pour se ravitailler, nous vous conseillons de prendre un petit sac à dos ou bien une banane afin de ne pas vous gêner dans vos slaloms.

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• Les chaussures d’après-ski

Indémodables Moon Boots, Timberland ou encore UGGS : vous avez le choix pour vous déplacer avec style pendant votre shopping dans les ruelles de la station.

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POUR LUI :

Tout d’abord, les combinaisons une pièce sont toujours proscrites pour les hommes ! Que ce soit en termes de style ou de confort, il vous faut une combinaison deux pièces avec pantalon accompagné d’une veste de ski.

Combi’ de ski

– Total look black : pour les hommes aussi, le total look black fait son grand retour ! On vous conseille les veste Canada Goose noires avec un pantalon style surfer ou une coupe bootcup.

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Le coloré: rouge, vert, orange… ces dernières années, toutes les couleurs fluos ou vives, en particulier le bleu et le moutarde, sont très prisées pour la gent masculine au ski.
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Accessoires

Les lunettes rondes Ray Ban : je n’ai rien à dire d’autre que le mot « indémodable ».

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Le bonnet: notamment si vous avez les cheveux courts, le bonnet vous sera obligatoire pour que vos oreilles ne tombent pas à cause du froid.
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Les gants: notre analyse pour les hommes est relativement similaire à celle faite ci-dessus pour les femmes ! Privilégiez des gants confortables ou même tactiles (Nike) sur les pistes et des gants en cuir le reste du temps.

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L’écharpe: une petite écharpe noire toute simple fera largement son effet !
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Le sac à dos: tout comme pour les femmes, nous vous conseillons de vous balader avec un sac à dos pour transporter tous vos indispensables sur les pistes !

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  • Les chaussures d’après-ski

Pour vous, pas de question à se poser : les Timberland sont vos meilleurs alliées. Sinon on vous propose des petites bottines de cuir !
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NOS DERNIERS CONSEILS PRATIQUES :

Marques de bronzage 

Si vous ne voulez pas avoir la trace de bronzage de votre masque, pensez à la crème solaire ou bien au masque protège visage, surtout si vous avez la peau sensible.

Casques

Bon, c’est vrai que le casque peut sembler être un tue-l’amour, pour autant il est incontournable pour votre sécurité. Les casques mats foncés pour hommes et blanc ou roses pales pour les femmes sont très à la mode !

Masques miroir

Si vous préférez skier avec un masque solaire plutôt qu’avec des lunettes, on vous conseille de loin les masques à effet miroir. Non seulement ils sont les plus beaux, mais en plus vous pourrez vous refaire une beauté en vous regardant à travers ! Dirigez vous cependant auprès de professionnels pour choisir un masque qui vous convient.

Dessous de ski

Le principe est simple : il ne faut pas superposer des couches de vêtements si vous ne voulez pas ressembler à Bibendum ! Nous vous conseillons donc d’opter pour des vêtements intelligents : les modèles type Thermolactyl et sans coutures sont à privilégier pour plus d’isolation contre le froid.

Pour ce qui est du soutien-gorge, on privilégiera évidement les brassières de sport pour un maintien maximum. En dehors des pistes, pensez aux pulls à grosse maille qui font toujours leur petit effet pour femmes et aux gilets en laine pour homme !

Bref, avec tout ça, si personne ne vous remarque, c’est peut-être que vous skiez trop vite pour qu’on ne vous voit ?

_By Solène Dsbls

 

How to dress : « Cheap but not Cheap »

          En tant qu’étudiants endettés, nous faisons (presque) tous face à un terrible dilemme, qu’on pourrait résumer ainsi : « Comment m’habiller avec soin sans me ruiner davantage ? »

Après l’achat du costume/tailleur hors de prix dont on se dit que « c’est un investissement, j’suis en école de commerce quand même« , on se retrouve déjà sur la paille. L’objectif, donc, c’est de trouver un compromis, et devenir cet homme :

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À travers cet article, nous allons vous suggérer quoi acheter et comment le porter, pour que votre tenue paraisse sophistiquée et travaillée, au point que personne ne pourra imaginer un instant qu’en réalité, votre découvert se creuse autant que la dette grecque pendant la crise.

  • LE FAST FASHION PLUTÔT BIEN FAIT

Le point de départ : cheap (quelle surprise me direz-vous !). Pas cher, bon marché, accessible : parfait pour vous et moi. Zara, Mango et H&M sont typiquement des enseignes qui se sont spécialisées sur cette offre qui consiste à proposer des articles plus ou moins inspirés des podiums à moindre prix – surtout pendant les soldes…

  • « OUTLETS» DE MARQUES

Une façon intelligente de faire du « cheap but not cheap », c’est tout simplement s’arranger pour acquérir des articles de marque, donc assez chers à l’origine, à un moindre prix. Au-delà des friperies pour les vêtements d’occasion, nous vous conseillons d’opter pour les magasins d’usines, dits « outlets ». Sandro, Nike, Maje, Guess

Vous trouverez des magasins « outlets » de quasiment toutes les marques de prêt-à-porter. Certains centres commerciaux ou zones industrielles regroupent d’ailleurs de nombreux magasins d’usines : si vous y allez pendant les soldes pour refaire votre garde-robe, c’est le meilleur moyen de faire des affaires en or.

Exemples : Marques Avenue (dans de nombreuses zones périurbaines), Vallée Village (Marne-La-Vallée), McArthurGlen (Troyes), Le Village Des Marques/The Village Outlet (Villefontaine, entre Grenoble et Lyon).

  • FAIRE LES SOLDES À LA FIN

Alors là, chacun sa façon de faire selon ce qu’il cherche, mais vous n’êtes pas sans savoir que plus les démarques s’accumulent, plus les articles sont soldés. Cela évite donc d’acheter une robe le premier jour des soldes et de se mordre les doigts deux semaines plus tard quand on se rend compte qu’il coûte désormais 2 fois moins cher. « Mais j’ai peur qu’il y ait plus ma taaaaaailleeeuh » : eh bien tu vas prier pour que ça n’arrive pas ; les soldes c’est aussi une expérience spirituelle par moments.

Cette astuce vaut surtout le coup lorsque vous shoppez dans des magasins type Printemps, BHV ou Galeries Lafayette et que vous y possédez une carte de fidélité, car ils ont alors des réductions supplémentaires sur des articles de marque soldés.

  • LES SITES DE VENTES PRIVÉES

Vente-privee (devenue Veepee), Showroomprivé… Ces sites à l’origine du concept original de « vente évènementielle » regorgent de réductions sur des marques, que vous trouverez difficilement ailleurs.

Maintenant question « styling », voici nos conseils :

  • « ALL BLACK EVERYTHING »

Non seulement c’est amincissant, mais c’est d’une sobriété infaillible. Quitte à ne porter que des articles à moins de 20€, privilégiez le « tout noir » (ou tout blanc en été, surtout si vous avez la peau matte ou foncée) : haut noir, bas noir, chaussures noires (s’il faut qu’elles soient unies, sinon des chaussures « statement » à motifs ou multicolores c’est encore mieux), manteau noir.

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  • FAUSSE SOIE, FAUX CUIR, FAUX DAIM

De rien les vegans, mais on est trop pauvres pour s’offrir du vrai de toute manière : on se contentera donc de similicuir, simili-daim, simili-satin (oui, je viens d’inventer ces termes).

Pour rehausser l’allure de vos tenues, donc, nous vous conseillons grandement de vous procurer quelques pièces dans ce type de matière. Un pantalon en faux cuir avec un pull oversize, une jupe en faux daim avec un t-shirt simple, une chemise fluide effet soie avec un jean : NOW you look like a million bucks, baby.

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  • TENUE SIMPLE, ÉCARTS MESURÉS

Une façon de donner de la valeur à votre outfit à part les matières atypiques, ce sont les motifs et couleurs atypiques : vert pétant, motif croco ou léopard, tous les écarts sont permis mais pour ne pas justement tomber dans le « cheap », privilégiez de les insérer à une tenue très simple, voire sobre, en dehors de ce détail décalé : monochrome (toute noire de préférence si vous avec retenu le point évoqué plus haut) et matières basiques de préférence.

Si vous n’êtes pas assez téméraire pour la fourrure à motifs léopard (on vous le pardonnera), osez des pas de côté au niveau des chaussures, ou des accessoires, et tentez de faire des rappels de couleur ailleurs (motifs rouges d’un imprimé rappelés par des chaussures rouges par exemple).

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Vous voilà maintenant armés pour parader dans les couloirs de GEM et certainement figurer dans les prochains GEM Ton Style

_By Fatou Gueye

Zoom Fashion Week Paris : Qu’est-ce-que la « Haute Couture » ?

          Cette semaine s’est déroulée la Fashion Week Printemps-Été 2019 de Paris, après celles de New York, Londres, puis Milan. À Paris, capitale de mode, la semaine de la mode a un statut particulier puisque c’est la seule ville accueillant, en plus des habituels défilés de prêt-à-porter, des défilés de « Haute Couture ».

Quelle est la différence entre prêt-à-porter et Haute Couture ? En quoi celle-ci est-elle un domaine aussi unique que privilégié au sein du monde de la mode ? C’est ce que l’on vous propose de découvrir dans cet article.

Née en France, l’appellation « Haute Couture » a été créée en 1945. Elle permet de distinguer les créations « couture » des collections « prêt-à-porter » destinées à la commercialisation.

Protégée par la loi et accordée par décision du ministre de l’industrie, le label « Haute Couture » ne s’acquiert qu’à condition de remplir certains pré-requis, dont les suivants :

  • Les créations doivent être réalisées à la main, dans des ateliers de la maison de couture composés de vingt personnes minimum.
  • Les maisons de Haute Couture doivent défiler deux fois par an et proposer au minimum vingt-cinq modèles à chaque passage.
  • Elles doivent être inscrites dans le calendrier officiel des collections couture depuis au moins quatre ans et être parrainées par une autre maison.

En effet, la Haute Couture est un véritable symbole du luxe à la Française et son exercice suppose un travail extrêmement minutieux, fastidieux, hérité d’un savoir-faire ancestral que chaque maison cultive.

De ce fait, c’est une activité qui coûte énormément d’argent à ces maisons ; comme l’indiquait Jean-Jacques Picart, co-fondateur de la maison Christian Lacroix (dont l’activité Haute Couture a cessé en 2009),

« Aucune haute couture n’est rentable. Dans le meilleur des cas, on arrive à l’équilibre sur certaines saisons ».

En effet, le prix des modèles Haute Couture atteint facilement la centaine de milliers d’euros, ce qui réduit considérablement la clientèle potentielle. Alors qu’il existait 106 maisons de haute couture en 1946, elles ne sont aujourd’hui plus que 16.

Il s’agit-là des maisons possédant un statut de membre permanent ; mais on compte également les membres « correspondants » (maisons étrangères) et les membres « invités » (jeunes créateurs disposant du terme « couture » et non de l’appellation protégée « Haute Couture »). On peut ajouter à ces catégories établies par la Fédération de la Haute Couture, le calendrier « Off » de la Fashion Week, où figurent en parallèle d’autres maisons de « couture », ce qui leur permet de bénéficier de l’exposition des grands couturiers, et peut-être, à terme, de devenir « membres invités ».

Cette année, l’un des événements marquants de la Paris Fashion Week fut le retour de Balmain, parmi les « membres invités » du calendrier Haute Couture de Janvier 2019. Après dix-sept ans d’absence, la maison revient dans le monde de la Haute Couture sous la direction artistique d’Olivier Rousteing, comme le raconte cet article de Vogue.

Toutes ces maisons exposent leurs créations lors de la Paris Fashion Week, faisant de celle-ci la plus prestigieuse parmi les « Big Four » (avec New York, Londres, et Milan).

Vous pourrez voir sur ce site la liste complète des maisons défilant au calendrier Haute Couture de Janvier 2019, selon leur catégorie.

Des pièces d’exception :

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Robe pantalon signée Chanel, en organza brodé de galons argentés « effet miroirs cassés », de bijoux cristal et de feuilles d’argent découpées puis appliquées à l’aiguille a nécessité 12 200 pierres, cristaux et perles, ainsi que 1000 heures de travail.
2
Robe de mariée Elie Saab dont la longueur de la traîne est de 3 mètres et a nécessité 75 mètres de tulle. Pour la confectionner, 18 brodeuses et couturiers ont travaillé dur.

En tant que véritables œuvres d’art, les pièces de Haute Couture ne sont pas nécessairement destinées à être portées par vous et moi ;

Selon les mots de Christian Lacroix, »la Haute Couture doit être insensée, drôle, et presque importable ».

Le savoir-faire qu’elles nécessitent est transmis par des artisans d’excellence tels que les ateliers de Broderie Lesage, ou encore le plumassier Lemarié.

Cette inaccessibilité participe aussi au prestige de la Haute Couture, qui se veut avant tout, d’être la pure expression du génie artistique des couturiers.

Donatella Versace disait à ce propos : « lorsque je fais de la Haute couture, il n’y a aucune barrière, aucune limite, […], je peux travailler en totale liberté, puisqu’il n’y a aucune contrainte ».

Mais en tant qu’entreprises à succès, comment expliquer que les maisons maintiennent leurs activités de Haute Couture si celles-ci ne sont pas rentables ?

Simplement parce que la Haute Couture, à défaut de se vendre elle-même, permet de vendre du rêve. En effet, malgré son caractère sélect et exclusif, elle continue de fasciner le plus grand nombre, et sert ainsi de vitrine pour diffuser l’image de marque des maisons, qui en bénéficient donc pour vendre leurs autres produits, qu’il s’agisse de prêt-à-porter, d’accessoires ou de parfums.

Bernard Arnaud, patron de LVMH, le dit lui-même lorsqu’il est interrogé par le Telegraph :  » La Haute Couture est au cœur même de la définition du luxe. L’argent qu’on y perd, on le retrouve finalement dans l’image de marque que nous confère la Couture. »

De plus, la Haute Couture est aussi un secteur à part entière qui recrute des nombreux artisans et son maintien permet à ces personnes de survivre financièrement, mais également de faire survivre le patrimoine culturel que représente la Haute Couture en France.

_By Fatou & Noa (Membre d’AVG)